La Primature de la République du Burundi, à travers la Plateforme Multisectorielle de Sécurité Alimentaire et de Nutrition (PMSAN), a organisé ce jeudi 28 mai 2026, au Pearl Hôtel Résidence, un atelier de restitution de la mission de partage d’expériences effectuée au Burkina Faso sur la digitalisation du système multisectoriel de suivi-évaluation dans le domaine de la nutrition et de la sécurité alimentaire.
Présidée par le Directeur de Cabinet de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Jean Claude BARUTWANAYO, cette rencontre a réuni des hauts cadres des institutions publiques, les représentants des partenaires techniques et financiers, notamment la FAO, l’UNICEF, le Programme Alimentaire Mondial (PAM), la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), ainsi que les points focaux ministériels et les membres des réseaux engagés dans le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Une mission stratégique dans le cadre de la coopération Sud-Sud
Du 11 au 19 avril 2026, une délégation burundaise conduite sous le leadership de la Primature via la PMSAN a effectué une mission d’échange d’expériences au Burkina Faso. Cette mission s’inscrivait dans la dynamique de la coopération Sud-Sud et visait principalement à renforcer les connaissances techniques et institutionnelles sur la mise en place, la gestion et l’opérationnalisation d’une plateforme nationale multisectorielle digitalisée d’information pour la nutrition et la sécurité alimentaire.
Cette visite technique a permis à la délégation burundaise de découvrir les bonnes pratiques développées par le Burkina Faso en matière de coordination multisectorielle, de digitalisation du suivi-évaluation, de gestion des données et d’interopérabilité des systèmes d’information.
Les échanges ont également permis d’identifier des solutions technologiques innovantes favorisant une meilleure centralisation des données, une amélioration de leur qualité et une prise de décision basée sur des preuves fiables.
Le Burundi engagé dans une gouvernance multisectorielle renforcée
Dans son allocution d’ouverture, le Directeur de Cabinet du Premier Ministre a rappelé que la nutrition et la sécurité alimentaire constituent des piliers essentiels du développement socio-économique durable du Burundi.

Il a souligné que les défis nutritionnels dépassent les capacités d’un seul secteur et nécessitent une approche multisectorielle coordonnée impliquant l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux.
« Sans un système structuré permettant à chaque acteur d’interagir dans un cadre commun centré sur les résultats, les informations risquent d’être fragmentées, les efforts dupliqués et la performance collective compromise », a-t-il déclaré.
Le Gouvernement du Burundi, sous la tutelle de la Primature, a ainsi mis en place la Plateforme Multisectorielle de Sécurité Alimentaire et de Nutrition afin de renforcer la coordination entre les secteurs clés tels que l’agriculture, la santé, la protection sociale, l’éducation, ainsi que l’eau, l’hygiène et l’assainissement.
Vers un système digitalisé et interopérable de suivi-évaluation
Le Directeur de Cabinet a également reconnu que malgré les progrès réalisés, l’absence d’un système multisectoriel digitalisé et interopérable de suivi-évaluation demeure un défi majeur pour le pays.
Selon lui, la digitalisation du suivi-évaluation est aujourd’hui incontournable pour centraliser les informations, accélérer leur traitement, améliorer leur diffusion et soutenir une prise de décision éclairée.
Il a précisé que le système envisagé ne constitue pas un outil de contrôle des acteurs, mais plutôt un cadre partagé visant à harmoniser les données, coordonner les interventions et transformer la diversité des actions en une véritable dynamique collective au service du bien-être des populations.
Un appel à l’engagement collectif
Le Gouvernement du Burundi a réaffirmé son engagement à maintenir la sécurité alimentaire et nutritionnelle parmi les priorités nationales et à promouvoir un cadre politique et législatif favorable aux innovations et à la modernisation des systèmes de gouvernance.
Le Directeur de Cabinet a lancé un appel à l’ensemble des institutions gouvernementales, des partenaires au développement, des agences du système des Nations Unies, de la société civile et du secteur privé afin de soutenir et de s’approprier pleinement ce projet stratégique.
Il a insisté sur la nécessité de s’inspirer des bonnes pratiques observées au Burkina Faso, de les adapter au contexte burundais et d’élaborer une feuille de route claire assortie d’actions concrètes, de responsabilités précises et d’indicateurs de succès.
Des remerciements aux partenaires et au Burkina Faso
Le Gouvernement a exprimé sa profonde gratitude au Burkina Faso ainsi qu’aux différentes structures ayant accueilli et accompagné la délégation burundaise durant cette mission d’apprentissage.

Des remerciements particuliers ont également été adressés à la FAO, à travers le projet ONU Nutrition « Fonds catalytiques », au Programme Alimentaire Mondial, à l’UNICEF ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui soutiennent les initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burundi.
Les travaux de l’atelier ont finalement été officiellement ouverts dans un esprit de collaboration, d’innovation et d’engagement collectif en faveur d’un système multisectoriel performant, capable de contribuer efficacement à la lutte contre la malnutrition et au développement durable du Burundi.
