Ce 4 août 2026, la province Buhumuza a accueilli un événement majeur pour la gouvernance publique au Burundi : le lancement officiel des ateliers provinciaux sur l’exécution et le rapportage du budget général de l’État, ainsi que sur le rôle du Fonds National d’Investissement Communal (FONIC).
Placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Nestor NTAHONTUYE, cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes engagées pour une gestion plus performante, transparente et responsable des finances publiques.
Un atelier pour renforcer la décentralisation et la performance budgétaire
Dans son discours d’ouverture, le Premier Ministre a souligné l’importance de ces ateliers, qui visent à assurer une appropriation effective des orientations de la Loi de finances 2026/2027 par les acteurs provinciaux et communaux. L’objectif est clair : rapprocher la gestion budgétaire des réalités locales, accélérer la prise de décision et améliorer la qualité des services publics.

La réforme phare de cette année budgétaire est la déconcentration et la décentralisation de l’exécution budgétaire. Désormais, les provinces et les communes deviennent des pôles de développement territorial, pleinement associés à la réalisation des objectifs nationaux. À titre d’exemple, la province Buhumuza bénéficie d’un budget total de plus de 127 milliards BIF, réparti entre les niveaux communal et provincial.
Le FONIC, acteur clé de l’investissement local
Le discours a mis en lumière le rôle accru du FONIC, désormais ordonnateur principal des crédits d’investissement destinés aux communes. Cette responsabilisation s’accompagne de la nomination de comptables publics principaux et secondaires dans chaque commune, garantissant ainsi une gestion rigoureuse et transparente des fonds alloués au développement local.
Des innovations pour une gestion moderne et responsable
Plusieurs innovations institutionnelles ont été introduites par le Décret n°100/093 du 22 juillet 2026 : les directeurs provinciaux deviennent ordonnateurs secondaires des crédits budgétaires pour les directions provinciales ministérielles. Les gouverneurs de province gèrent les crédits de fonctionnement de leur cabinet. Un mécanisme spécifique de gestion des crédits de fonctionnement est mis en place pour les administrations provinciales et communales.
Ces mesures visent à améliorer la rapidité d’exécution des activités, à renforcer la redevabilité des gestionnaires et à garantir une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources publiques.
Un engagement collectif pour la réussite de la réforme
Le Premier Ministre a insisté sur la responsabilité de chaque acteur – gouverneur, directeur provincial, administrateur communal, chef de département, comptable public – dans la réussite de cette réforme. Il a appelé à un engagement sans faille, à la collaboration et à la transparence pour assurer une exécution fluide du budget et la réalisation des ambitions nationales.

L’ouverture de ces ateliers provinciaux à Cankuzo marque un tournant décisif dans la gouvernance budgétaire du Burundi. En mettant l’accent sur la décentralisation, la responsabilisation des acteurs locaux et le rôle central du FONIC, le Gouvernement pose les bases d’une gestion publique moderne, efficace et orientée vers les résultats. Cette dynamique collective est essentielle pour atteindre la Vision du Burundi : « Burundi, Pays Emergent en 2040 et Pays Développé en 2060 ».