Le Premier ministre, Son Excellence Nestor Ntahontuye, a lancé, ce lundi 19 octobre 2026 à Bujumbura, des séances d’évaluation de l’état d’exécution budgétaire et de réalisation des activités du premier trimestre de l’exercice budgétaire 2026-2027, ministère par ministère, afin de mesurer les progrès accomplis, d’identifier les éventuels retards et de renforcer le suivi des programmes de l’ensemble des ministères et des institutions sous tutelle. Pour chaque ministère, ces séances de travail doivent réunir tous les ministres, les secrétaires permanents en leur qualité de coordinateurs des programmes ministériels, ainsi que les responsables de programme de tous les ministères et des institutions sous tutelle.
Un premier trimestre marqué par des avancées dans l’exécution des activités
À l’issue de la première journée, le Premier ministre a indiqué, dans une interview accordée à la presse, que les échanges avec les ministères déjà évalués avaient permis de constater une évolution satisfaisante de l’engagement budgétaire et de l’exécution des activités planifiées pour le premier trimestre.
Selon lui, ce niveau d’avancement doit être apprécié en tenant compte du fait que le premier trimestre correspond au début de l’exercice budgétaire. Durant cette période, les activités programmées sont généralement moins nombreuses que celui des trimestres suivants.
« Avec les ministères que nous avons déjà rencontrés, nous avons constaté ensemble que l’état d’engagement et le niveau d’exécution et de réalisation des activités du premier trimestre sont avancés », a souligné le Premier ministre.
Des transferts budgétaires à accélérer pour faciliter l’action au niveau local
Les évaluations ont également permis de constater que les transferts de fonds destinés aux directions provinciales et aux départements communaux sont en cours de réalisation.
Toutefois, le Premier ministre a relevé un léger retard dans le circuit de transfert des ressources budgétaires, notamment entre la Banque de la République du Burundi (BRB), les directions provinciales relevant du ministère en charge des Finances et le Fonds National d’Investissement Communal (FONIC).
« Ce retard constitue un point d’attention, dans la mesure où la disponibilité effective des fonds au niveau local est indispensable pour permettre aux départements communaux de démarrer la mise en œuvre de leurs activités », a-t-il expliqué.
Renforcer les capacités pour harmoniser la mise en œuvre des réformes
Au-delà du suivi budgétaire, ces séances mettent en évidence la nécessité de renforcer les capacités des responsables administratifs et techniques aux niveaux provincial et communal.
Le Premier ministre a insisté sur l’importance des formations et de l’accompagnement des acteurs concernés, afin de garantir une compréhension commune des réformes engagées par le Gouvernement et des modalités pratiques de mise en œuvre des activités dans les provinces et les communes.
Selon le Chef de l’action gouvernementale, l’objectif est d’harmoniser les méthodes de travail, d’améliorer la coordination entre les différents niveaux de l’administration et de faciliter l’exécution des programmes conformément aux prévisions budgétaires.
Avec cet exercice d’évaluation, le Chef du Gouvernement veut consolider le suivi de l’exécution budgétaire, accélérer la mise à disposition des ressources destinées aux services déconcentrés et renforcer l’efficacité de l’action publique, en vue d’obtenir des résultats concrets au bénéfice de la population.






