Etat d’avancement de la construction du chemin de fer Burundi-Tanzanie.

Au palais Ntarehouse, Son Excellence le Premier Ministre, Nestor Ntahontuye, a réuni, ce 27 octobre 2026,  tous les intervenants dans la construction du chemin de fer Uvinza-Musongati pour évaluer son état d’avancement.

Le Burundi s’est déjà engagé à franchir une étape majeure dans son développement économique avec le lancement, en juin 2025, de la construction du chemin de fer Uvinza-Musongati-Gitega. Ce projet multinational de chemin de fer à écartement standard reliant la Tanzanie et le Burundi étant le plus grand que le Burundi n’a jamais connu mérite un suivi régulier pour un bon aboutissement. C’est dans cette logique que Son Excellence le Premier Ministre a tenu une réunion à l’endroit des responsables des entreprises attributaires, des fonctionnaires dirigeants représentant le Burundi et la Tanzanie, des experts y impliqués, des partenaires financiers et des membres du gouvernement ayant un rôle clé dans la réussite de ce projet pour analyser ensemble les avancés, les contraintes et dégager des pistes de solution.

Le coordinateur du Projet tronçon Maragarazi-Musongati, monsieur Aron Niyungeko, a présenté l’état des lieux de la mise en œuvre de ce projet dont les travaux préliminaires et indispensables pour le démarrage proprement dit des travaux. Il a tout de même dégagé les contraintes qui retardent le démarrage proprement dit des travaux. Ces dernières sont  de deux ordres et sont liées à l’indemnisation des personnes affectées par le projet et à la demande de la non-objection adressée à la Banque Africaine pour le développement (BAD), restée sans réponse. Sur les autres contraintes de moindre taille soulevées, le coordinateur a promis qu’ils vont les résoudre progressivement au sein de l’équipe de mise en œuvre.

Prenant la parole, Son excellence le Premier Ministre a voulu savoir d’avantage le nœud du problème quant à l’indemnisation alors que les frais y alloués ont été prévus et sont même disponibles au trésor public. Le coordinateur du projet a expliqué que le blocage réside au niveau des exigences de la BAD sur le contenu des fiches des personnes à indemniser. Au moment où ces dernières contenaient la signature de la personne affectée et des administratifs locaux, les nouvelles orientations de la BAD exigent la signature de deux témoins choisis par le bénéficiaire de l’indemnisation. Sur ce, Son Excellence le Premier Ministre a instruit les responsables concernés à revoir le formulaire de la fiche et à y insérer ces deux témoins pour l’avancement des travaux. Il a donné un délai d’une semaine pour la finalisation de la question des fiches.

Sur la question de la suite réservée à la demande de non-objection adressée à la BAD qui retarde les activités, il a invité les responsables de la BAD à y mettre toute l’urgence qui s’impose tout en considérant que le temps perdu engendre d’autres répercussions considérables sur les travaux. Sur un malentendu qui aurait eu lieu par rapport au cout fixé à l’indemnisation, le Premier Ministre à signifié qu’on ne se réfère qu’à la règlementation en vigueur.

Au  cours de cette réunion, sur d’autres points évoqués comme la reconstruction de l’hôpital de Rutana plutôt que la réhabilitation et le déménagement de la gare qui allait être construite sur un gisement du Nickel, des orientations ont été formulées.

Il sied de rappeler que ce chemin de fer aura une longueur totale de 282 km, divisé en deux tronçons. Le premier, d’une longueur de 180 km, reliera Uvinza à Maragarazi en Tanzanie, tandis que le second, de 102 km, connectera Maragarazi à Musongati au Burundi.

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