La Primature organise, ce 21 septembre 2026, un atelier sur le rapportage des projets financés par les organisations du Système des Nations Unies et les Organisations Non Gouvernementales étrangères opérant au Burundi, à Donatus conference center à Bujumbura dans la capitale économique. L’objectif général de l’atelier est de donner des orientations, de partager la méthodologie et des outils à utiliser dans le cadre de la planification opérationnelle et dans le rapportage sur les projets exécutés par ces partenaires au développement en vue de leur intégration dans la planification et le rapportage global du Gouvernement.
Cet atelier revêt une importance particulière. Il intervient dans un contexte où notre pays poursuit des réformes profondes dans la gestion publique, avec notamment la mise en œuvre du système Budget-Programme, la consolidation de la gestion axée sur les résultats, ainsi que les réformes liées à la déconcentration et à la décentralisation. Ces réformes s’inscrivent dans la dynamique de mise en œuvre de notre vision nationale « Burundi Pays Emergent en 2040 et Pays Développé en 2060 ». Le Gouvernement poursuit, dans ce cadre, ses efforts pour améliorer la planification, l’allocation et l’utilisation des ressources publiques et renforcer l’efficacité de l’action publique.

Le Système des Nations Unies (SNU) ainsi que les Organisations Non Gouvernementales Etrangères (ONGE) mobilisent des ressources importantes pour le développement économique et l’action humanitaire. Cependant, pour que ces actions soient comptabilisées dans l’effort national, il est désormais impératif que ces institutions élaborent leurs propres PTBA en parfait alignement avec les programmes budgétaires de l’Etat. De plus, le rapportage régulier de l’exécution physique et financière de leurs activités est indispensable pour alimenter de manière exhaustive le rapport des PTBA global du Gouvernement transmis aux plus hautes autorités et au Parlement.
Dans son discours, Son Excellence le Premier Ministre, Nestor NTAHONTUYE, a précisé les principaux objectifs de cet atelier qui sont précisément de clarifier la manière dont les Organisations du Système des Nations Unies et les ONG internationales pourront élaborer leurs PTBA et rapporter périodiquement l’exécution physique et financière de leurs activités. Ce qui va conduire à une compréhension commune des outils, des canevas, des indicateurs et des procédures de rapportage.
Les responsables concernés vont faire des travaux techniques qui vont suivre le canevas d’élaboration des PTBA adaptés aux partenaires internationaux ; les outils et tableaux de rapportage ; les sources et modalités de collecte des données ; les modalités de présentation des réalisations physiques et financières ; la périodicité des rapports ; le circuit de transmission des informations ; ainsi que le mécanisme permettant d’intégrer ces informations dans le suivi et l’auto-évaluation du PTBA global du Gouvernement.

En outre, le gouvernement et les partenaires doivent partager la définition d’un calendrier et d’un circuit de transmission des rapports périodiques, trimestriels et annuels, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de consolidation des interventions des partenaires dans le PTBA global du Gouvernement.
Son Excellence le Premier Ministre a insisté particulièrement sur la question de la qualité des données. Une décision publique de qualité dépend d’une information de qualité. Si les données des projets sont incomplètes, tardives ou difficilement vérifiables, il devient difficile pour leGouvernement d’apprécier correctement le niveau d’exécution des programmes, d’identifier les difficultés et de prendre les mesures correctives nécessaires et à temps. Le Gouvernement doit disposer de données fiables, régulièrement mises à jour et suffisamment désagrégées pour nous permettre de savoir où les ressources sont investies, dans quels secteurs, dans quelles localités géographiques du territoire burundais, au bénéfice de quelles populations et avec quels résultats.
Lors des échanges, les représentants de ces organisations ont montré les inquiétudes concernant les procédures de rapportages. Par exemple, ils ont évoqué le fait que le ministère en charge des affaires étrangères, le ministère en charge des finances et la primature, chacun dispose de son propre format de rapportage. Et si le rapportage est trimestriel, ils ont peur de répondre à ces exigences à travers ces différents formats. Pour cette inquiétude, Son Excellence le Premier Ministre a rassuré que d’une manière générale, les informations sont presque les mêmes. Il a ajouté que l’importance est de fournir le taux d’exécution financière et l’évolution des activités.
A la fin de cet atelier, Il est attendu que les responsables du Système des Nations Unies et des ONG étrangères disposent d’une compréhension commune des exigences du PTBA et du rapportage.