Dans le cadre de la mise en œuvre de la vision nationale « Burundi Émergent 2040 – Développé 2060 », le Gouvernement de la République du Burundi réaffirme que l’hygiène et l’assainissement constituent des piliers fondamentaux de la santé publique, du développement durable et du bien-être des populations.
L’adoption et la vulgarisation de l’ordonnance ministérielle conjointe relative à l’hygiène et à la salubrité publique s’inscrivent dans cette dynamique de transformation sociale et environnementale. Ce texte, en cohérence avec la loi n°1/011 du 30 mai 2018 portant code d’hygiène et d’assainissement, fixe les règles et les obligations destinées à garantir un cadre de vie sain pour tous les citoyens.
Une réponse ferme face aux enjeux de santé publique
L’insalubrité demeure un facteur aggravant de nombreuses maladies évitables, notamment les infections diarrhéiques, le choléra et d’autres pathologies liées à un environnement dégradé.
Face à cette réalité, le Gouvernement a renforcé son arsenal juridique en adoptant des ordonnances conjointes qui :
- précisent les obligations des citoyens, des ménages et des établissements ;
- interdisent les pratiques nuisibles telles que le rejet anarchique des déchets ou des eaux usées ;
- instaurent des sanctions dissuasives en cas d’infraction.
Ainsi, toute atteinte à la propreté publique est désormais passible d’amendes, pouvant aller de sanctions simples pour des incivilités à des pénalités plus lourdes pour les établissements ne respectant pas les normes d’assainissement.
Une mobilisation nationale pour un changement durable des comportements
Au-delà de son caractère répressif, l’ordonnance conjointe se veut avant tout un instrument de transformation des mentalités et des pratiques sociales.
Elle repose sur une approche participative impliquant :
- les administrations publiques ;
- les collectivités territoriales ;
- les écoles et universités ;
- le secteur privé ;
- les organisations de la société civile ;
- chaque citoyen.
Le Gouvernement encourage ainsi :
- les travaux communautaires réguliers de salubrité ;
- l’éducation à l’hygiène dès le plus jeune âge ;
- l’adoption de comportements responsables dans les ménages et les espaces publics.
Cette mobilisation nationale est essentielle pour instaurer une véritable culture de la propreté et du patriotisme environnemental.
Des obligations claires pour tous les acteurs
L’ordonnance conjointe établit des responsabilités précises :
Pour les ménages
- Maintenir la propreté des parcelles et des habitations ;
- Construire et utiliser des latrines hygiéniques ;
- Gérer correctement les déchets domestiques.
Pour les établissements publics et privés
- Assurer la propreté des locaux et de leurs alentours ;
- Installer des dispositifs d’assainissement conformes ;
- Éviter tout rejet direct de déchets ou d’eaux usées dans la nature.
Pour les autorités locales
- Organiser la collecte et le traitement des déchets ;
- Veiller au respect des normes d’hygiène ;
- Sensibiliser et encadrer les populations.
Un enjeu stratégique pour l’avenir du Burundi
L’hygiène et l’assainissement ne relèvent pas uniquement de la propreté : ils conditionnent directement :
- la santé des populations ;
- la productivité économique ;
- l’attractivité des villes ;
- la préservation de l’environnement.
Investir dans l’assainissement, c’est investir dans l’avenir du pays.
Appel à l’action : chaque geste compte
Le Gouvernement du Burundi invite chaque citoyen à devenir un acteur du changement :
- Ne pas jeter les déchets dans la nature ;
- Respecter les infrastructures d’assainissement ;
- Participer activement aux activités communautaires ;
- Sensibiliser son entourage.
La réussite de cette politique dépend de l’engagement de tous.
Ensemble, faisons de l’hygiène et de la salubrité une responsabilité partagée et un levier de transformation nationale.
