Le Burundi poursuit progressivement sa transformation administrative, économique et urbaine dans le cadre de sa Vision nationale : faire du pays un « Burundi émergent en 2040 et développé en 2060 ». Cette ambition nationale repose sur une série de réformes structurelles visant à moderniser la gouvernance publique, renforcer l’efficacité administrative et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit la visite de terrain, effectuée ce 12 juin 2026, par Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Nestor Ntahontuye, dans plusieurs quartiers des communes de Mukaza et Ntahangwa, en province de Bujumbura. Cette descente sur terrain avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux d’aménagement, d’assainissement et de voirie entrepris dans le cadre du vaste programme national d’hygiène urbaine et de modernisation des infrastructures publiques.

Le Burundi étant aujourd’hui en pleine phase des réformes initiées pour son développement économique et social, la visite du chef du gouvernement illustre précisément que le pays évolue impérativement dans une nouvelle culture administrative fondée sur l’évaluation des performances, le suivi régulier des projets publics et la responsabilisation des gestionnaires et un sens élevé de redevabilité professionnelle. Les travaux inspectés concernent notamment le pavage des routes dans les quartiers Winterekwa et Muyaga, les infrastructures d’évacuation des eaux à Ngagara ainsi que les aménagements urbains stratégiques sur la colline Karama.
Selon les responsables de l’OBUHA chargés de l’exécution des travaux, plusieurs chantiers arrivent à un stade avancé et devraient être finalisés dans les prochaines semaines. Cette évolution témoigne d’une volonté gouvernementale d’améliorer l’exécution des projets publics tout en respectant les délais et les standards techniques.
Une réforme urbaine liée à l’émergence économique
Les travaux d’assainissement, de voirie et de drainage des eaux ne constituent pas seulement des projets d’infrastructures locales. Ils participent directement à la transformation économique du pays. Une ville propre, mieux organisée et dotée d’infrastructures modernes favorise les investissements, améliore la mobilité urbaine et réduit les risques sanitaires et environnementaux.

Le gouvernement burundais inscrit l’aménagement urbain dans une logique de développement durable et d’attractivité économique. C’est dans cette optique que le Premier Ministre a suivi de près l’exemple d’aménagement du site de Karama situé sur les hauteurs dominant la ville de Bujumbura. C’est un site qui présente un potentiel important pour des investissements immobiliers et touristiques. Mais sur ce cas précis, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité de respecter préalablement les études techniques, les normes environnementales et les exigences de sécurité publique avant l’engagement des activités physiques sur terrain.

Cette approche traduit une bonne évolution dans la gouvernance des investissements privés : encourager les initiatives économiques tout en garantissant la protection des infrastructures stratégiques, notamment hydrauliques et énergétiques, en particulier celles relevant de la REGIDESO.
La discipline citoyenne comme pilier des réformes
Au-delà des infrastructures, le gouvernement met également l’accent sur le changement des comportements sociaux et administratifs. Le Premier ministre a salué la participation des citoyens dans les activités communautaires de pavage, de plantation d’arbres et d’assainissement des parcelles, tout en rappelant que le respect des normes d’hygiène demeure une responsabilité collective.

Les autorités déplorent cependant certaines pratiques qui freinent l’exécution des projets publics, notamment les constructions anarchiques sur des espaces réservés aux infrastructures publiques. Dans ce contexte, le gouvernement réaffirme sa volonté d’appliquer rigoureusement les dispositions réglementaires relatives à l’hygiène, à l’assainissement et à l’occupation du domaine public.
Cette fermeté s’inscrit dans les réformes administratives en cours, lesquelles visent à instaurer davantage de discipline, de redevabilité et de culture de résultats dans la gestion publique.
Une administration tournée vers les résultats
La multiplication des descentes de terrain des autorités nationales illustre une nouvelle méthode de gouvernance basée sur la proximité, l’évaluation permanente et le contrôle de l’action publique. Dans le cadre des PTBA, chaque projet est désormais appelé à produire des résultats mesurables contribuant directement aux objectifs de développement national.
À travers ces réformes, le Burundi cherche progressivement à construire une administration moderne capable de soutenir la croissance économique, d’améliorer les services publics et d’accompagner la transformation sociale du pays.

Les travaux d’aménagement observés à Bujumbura apparaissent ainsi comme une illustration concrète des efforts engagés par l’État burundais pour traduire sa Vision 2040-2060 en réalisations visibles sur le terrain. Entre modernisation urbaine, amélioration de la gouvernance publique et responsabilisation des acteurs, le pays pose les bases d’un développement durable et inclusif, condition essentielle pour atteindre l’objectif d’un Burundi émergent puis développé au cours des prochaines décennies.





