L’hygiène et la salubrité publique : un pilier stratégique pour le Burundi émergent de 2040 et développé de 2060, des descentes institutionnelles

Dans la marche résolue du Burundi vers la vision nationale d’un « Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 », la question de l’hygiène et de la salubrité publique occupe une place fondamentale. Le développement durable d’une nation ne peut être envisagé sans une population en bonne santé, vivant dans un environnement sain, propre et organisé. C’est dans cette logique que s’inscrit l’action du Gouvernement du Burundi, sous la coordination de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre de la République du Burundi, Nestor Ntahontuye, visant à assurer la mise en œuvre effective de la réglementation relative à l’hygiène et à la salubrité publique.

Cette dynamique prend également une dimension encore plus stratégique dans le contexte où le Burundi, sous le leadership de Son Excellence le Président de la République, Général Major Evariste NDAYISHIMIYE, assure la présidence de l’Union Africaine.

Cette responsabilité continentale exige du pays une image exemplaire, tant sur le plan national qu’international, notamment en matière de gouvernance, de santé publique, d’organisation urbaine et de protection de l’environnement.

L’hygiène publique : un levier essentiel du développement national

Le développement économique et social d’un pays repose avant tout sur le capital humain. Une population malade, exposée aux insalubrités, aux épidémies et aux mauvaises conditions environnementales ne peut produire efficacement ni contribuer pleinement à l’essor national. En revanche, un environnement propre favorise la santé publique, la productivité, le tourisme, les investissements et le bien-être collectif.

Le Gouvernement du Burundi l’a bien compris. C’est pourquoi le Premier Ministre coordonne une vaste campagne de suivi et d’évaluation continue de l’application de l’ordonnance conjointe N°1041 du 18 février 2026, signée par trois Ministres du Gouvernement du Burundi et portant fixation des amendes à  infliger aux contrevenants à la réglementation relative à l’hygiène et à la salubrité publique.

Cette ordonnance constitue un instrument important de responsabilisation citoyenne. Elle vise non seulement à sanctionner les comportements nuisibles à la propreté publique, mais surtout à instaurer une nouvelle culture de discipline, de civisme et de protection de l’environnement.

Une mobilisation gouvernementale concrète et multisectorielle

La mission effectuée du 6 au 9 et le 12 mai 2026 dans plusieurs communes du pays témoigne de la volonté du Gouvernement de passer des discours aux actes. L’équipe mixte composée des membres du Bureau chargé de la communication à la Primature et des journalistes de la RTNB, conduite par Monsieur Joseph Manirafasha, Chef de Bureau chargé de la Communication à la Primature, a parcouru plusieurs localités stratégiques : Mugere, Mukaza, Ntahangwa, Muramvya, Giheta, Gitega, Mutaho, Ngozi, Muyinga, Cankuzo, Ruyigi et Butanganzwa.

Cette descente sur terrain avait pour objectif de constater l’état réel de la mise en œuvre de l’ordonnance, d’identifier les avancées, les défis persistants ainsi que le niveau d’appropriation des mesures par les populations locales et les autorités administratives.

Le choix d’associer les médias à cette mission démontre également l’importance accordée à la sensibilisation citoyenne. La communication constitue un outil puissant dans la transformation des mentalités. Avant toute sanction, le Gouvernement a privilégié la pédagogie, la vulgarisation et l’accompagnement des citoyens vers l’adoption de comportements responsables.

Une gouvernance de proximité au service du citoyen

L’implication directe du Premier Ministre dans le suivi de cette politique publique illustre un style de gouvernance axé sur la proximité, la redevabilité et l’efficacité. La réunion tenue à Ntare House par le Premier Ministre, le 12 mai 2026, à l’endroit  des Ministres de l’Intérieur du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique, de la Santé Publique ainsi que du Secrétaire Permanent du Ministère de la Communication et des Médias traduit l’importance stratégique accordée à cette question.

Les instructions données aux participants à cette réunion pour effectuer une descente dans les communes de Mugere, Mukaza et Ntahangwa visaient à effectuer des constats sur terrain et à lancer les derniers avertissements avant l’entrée en vigueur effective des sanctions prévues par l’ordonnance.

Cette approche progressive est révélatrice d’un État qui cherche d’abord à conscientiser avant de sanctionner. Elle montre également que les autorités publiques souhaitent instaurer une culture durable de respect des règles d’hygiène plutôt qu’une simple campagne ponctuelle.

Une responsabilité collective pour préserver l’image du Burundi

Le Burundi traverse aujourd’hui une phase importante de son histoire diplomatique et politique. Avec la présidence de l’Union Africaine assurée par Son Excellence le Président de la République, Général Major Evariste NDAYISHIMIYE, le regard du continent et de la communauté internationale est davantage tourné vers le pays.

Dans ce contexte, l’image des villes, des marchés, des quartiers, des routes et des espaces publics devient un élément essentiel de la crédibilité nationale. Un pays plus propre, beaucoup plus organisé et respectueux des normes sanitaires inspire confiance aux investisseurs, aux partenaires internationaux, aux touristes et aux institutions régionales.

Les efforts entrepris dans les communes visitées participent ainsi à la construction d’un Burundi plus moderne et attractif. La salubrité publique ne doit donc pas être perçue uniquement comme une obligation administrative, mais comme un devoir patriotique et une contribution directe au rayonnement du pays.

Le rôle central des autorités administratives et des médias

La présence des administrateurs communaux, des Gouverneurs des provinces, des Ministres concernés ainsi que des médias dans les descentes de terrain traduit une forte synergie institutionnelle.

Les autorités administratives locales jouent un rôle déterminant dans l’application quotidienne des mesures d’hygiène. Elles constituent le premier relais entre les politiques gouvernementales et les citoyens. Leur implication active est indispensable pour assurer la réussite de cette réforme portant sur l’hygiène et l’assainissement.

De leur côté, les médias ont la responsabilité de sensibiliser continuellement la population, d’expliquer les enjeux sanitaires et environnementaux et de promouvoir les bonnes pratiques. La RTNB et les autres médias présents dans cette campagne contribuent ainsi à renforcer la conscience collective autour des questions de propreté et de santé publique.

Des sanctions nécessaires pour garantir le respect de la loi

À l’issue des descentes, le Ministre de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique, Monsieur Léonidas Ndaruzaniye, a rappelé avec fermeté que l’application de l’ordonnance se fera sans exception et que les sanctions commencer à être appliquées.

Cette déclaration marque une étape importante : celle du passage de la sensibilisation à l’application stricte de la loi. Une réglementation n’a de valeur que lorsqu’elle est effectivement respectée. Les sanctions prévues visent donc à décourager les comportements irresponsables qui compromettent la santé publique et l’image du pays.

Cependant, ces sanctions ne doivent pas être interprétées comme une punition contre la population, mais plutôt comme un mécanisme de protection collective. Chaque citoyen doit comprendre que jeter des déchets dans les lieux publics, maintenir des espaces insalubres ou ignorer les normes d’hygiène constitue une menace pour toute la communauté.

Vers une nouvelle culture citoyenne

Au-delà des opérations ponctuelles, le véritable défi réside dans l’instauration durable d’une culture de propreté, de discipline et de responsabilité collective. Le Burundi de 2040 et de 2060 ne pourra être construit uniquement par les infrastructures, les investissements ou les réformes économiques. Il devra également reposer sur des citoyens conscients de leurs devoirs envers la société et l’environnement.

La salubrité publique doit devenir une valeur nationale intégrée dans les familles, les écoles, les institutions publiques, les entreprises et les communautés locales. Chaque citoyen, quel que soit son rang social, doit participer activement à la protection de son environnement et à celui de son entourage.

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