Son Excellence Monsieur le Premier Ministre a dirigé un atelier de renforcement des capacités et de restitution sur la gouvernance et la performance des sociétés publiques et à participation publique

La Primature de la République du Burundi a organisé, ce 15 juin 2026 au Royal Palace Hotel de Bujumbura, un atelier de renforcement des capacités et de restitution consacré à la gouvernance et à la performance des Sociétés à Participation Publique (SPP),   Etablissements Publics (EP) et Administrations Personnalisées de l’Etat (APE), animé par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Nestor NTAHONTUYE.

Cet atelier a réuni un large éventail de hauts responsables impliqués dans la gestion et le suivi des entreprises publiques et des sociétés à participation publique, notamment les ministres ayant ces sociétés sous tutelle, les secrétaires permanents des ministères concernés, les inspecteurs généraux des ministères, les présidents des conseils d’administration et leurs adjoints, les directeurs généraux, les administrateurs directeurs généraux ainsi que les directeurs administratifs et financiers.

L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer les capacités des responsables des entités publiques, d’évaluer la gouvernance et les performances des sociétés à participation publique, mais également d’identifier les défis structurels et organisationnels qui freinent leur efficacité dans la contribution réelle au développement économique du pays.

Au cours des travaux, les participants ont suivi la présentation du « Rapport d’évaluation de la gouvernance des sociétés à participation publique au Burundi », élaboré à partir des réunions d’évaluation organisées à la Primature société par société. Ce rapport a permis d’analyser la situation des entreprises publiques et des sociétés à participation publique.

Dans son introduction, le rapport rappelle que le Gouvernement du Burundi a créé des Administrations Personnalisées de l’Etat, des Etablissements Publics et des Entreprises Publiques afin d’accélérer le processus de croissance et de développement économique du pays. Ces entreprises, qu’elles soient commerciales, industrielles ou sociales, ont pour mission de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population tout en participant à la dynamique économique nationale.

Cependant, le rapport met en évidence un constat préoccupant : la majorité des sociétés à participation publique éprouvent des difficultés à atteindre des performances économiques et financières satisfaisantes. Cette situation génère des risques budgétaires importants pour l’Etat et ralentit les ambitions de développement du Burundi.

Le rapport présenté lors de l’atelier couvre des institutions bancaires et établissements financiers, des compagnies d’assurance, des sociétés non bancaires ainsi que des institutions de sécurité sociale. Son contenu s’articule autour de plusieurs axes majeurs, notamment le cadre légal et réglementaire des SPP, les résultats financiers, l’évolution des indicateurs de performanc, l’analyse des défis rencontrés ainsi que les actions à mener pour améliorer la gouvernance et les performances des entreprises concernées.

Les échanges ont également porté sur un canevas harmonisé d’élaboration des rapports sur la gouvernance des sociétés publiques afin d’uniformiser les mécanismes de suivi, d’évaluation et de reddition des comptes.

Dans son allocution, Son Excellence le Premier Ministre Nestor NTAHONTUYE a insisté sur la nécessité pour les entreprises publiques et les sociétés à participation publique de corriger les insuffisances relevées et d’améliorer significativement leur rendement. Il a rappelé que l’Etat burundais détient des investissements importants dans plusieurs secteurs stratégiques et que ces entreprises doivent contribuer efficacement à la mise en œuvre des politiques publiques et au développement national.

Le Premier Ministre a particulièrement souligné l’importance de moderniser et de clarifier les textes légaux régissant ces entreprises, estimant que certaines dispositions sont devenues obsolètes ou insuffisamment adaptées aux réalités actuelles de gestion. Il a également insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources publiques, de la lutte contre le gaspillage ainsi que de l’évaluation permanente des activités afin de garantir des résultats concrets et mesurables.

Par ailleurs, le Chef du Gouvernement a rappelé le rôle stratégique des sociétés publiques dans l’amélioration des services essentiels à la population, notamment dans les secteurs de l’eau potable, de l’électricité, du sucre, du thé et d’autres services d’utilité publique.

A l’issue des analyses effectuées, plusieurs insuffisances ont été relevées, aussi bien dans les mécanismes de gouvernance que dans la gestion financière et opérationnelle des entreprises concernées. Des orientations précises ont ainsi été formulées afin de permettre aux responsables de ces entités de mettre en œuvre des mesures correctives adaptées.

Le Premier Ministre a accordé aux sociétés concernées un délai allant jusqu’au 30 juin 2026 pour corriger les insuffisances identifiées et améliorer leurs dispositifs de gouvernance et de gestion.

Il faut noter que cet atelier s’inscrit dans le contexte des grandes réformes actuellement en cours au Burundi, notamment le nouveau découpage administratif du pays ainsi que les missions de déconcentration et de décentralisation de l’action gouvernementale dans les provinces et les communes. Il s’aligne également sur les exigences du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA), qui vise à renforcer l’efficacité de l’action publique et la culture des résultats.

Ces différentes réformes constituent des leviers essentiels pour la concrétisation de la Vision nationale du Burundi : « Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ». A travers cette dynamique de modernisation de la gouvernance publique et de renforcement de la performance des entreprises publiques, le Gouvernement entend accélérer le développement économique, améliorer les services à la population et renforcer la contribution des sociétés publiques à la croissance nationale.

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